Les démarches pour être infirmier au Québec

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Partir au Canada, c’est bien, mais pour pouvoir y rester longtemps, à moins d’avoir gagner au loto, il faut travailler. Comme je suis infirmier, j’ai parallèlement aux démarches avec l’immigration pour notre PVT, entrepris de faire l’équivalence du diplôme d’infirmier au Québec.

Pour l’article sur les démarches pour le PVT, c’est ICI.

Les démarches pour l’équivalence

Depuis 2008, un accord entre la France et le Québec a été signé dans le but de faciliter les démarches de reconnaissance de certaines professions, dont celle d’infirmier. C’est l’ARM (Arrangement de Reconnaissance Mutuelle des qualifications professionnelles).

Dans mon cas, j’ai réalisé mes trois années d’études à Clermont-Ferrand, de 2013 à 2016. Je me suis inscrit à l’ONI à la sorti du diplôme et obviously, je suis diplômé depuis moins de quatre ans. Donc BINGO, je suis éligible

Donc je me lance dans l’aventure après avoir contacté par mail l’OIIQ, l’Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec, qui m’ont renvoyé les formulaires à remplir. C’était fin novembre.

Dans un premier temps, il faut :

  • Envoyer le formulaire de demande de permis (il reprend nos informations d’état civil et les études que l’ont a effectué)
  • Une copie du certificat de naissance +/- certificat de mariage si c’est le cas évidemment.
  • Un CV (façon Québécois)
  • Le formulaire de paiement des frais de dossier qui s’élèvent à… 707,10 CAD soit 510 €

On est sensé recevoir une attestation d’ouverture de dossier, mais cela peut prendre du temps… Alors j’ai pris les devants et ai envoyé la semaine d’après les documents dont ils ont besoin pour la suite :

  • Attestation d’obtention du diplôme
  • Attestation d’enregistrement à l’ONI
  • Attestation d’expérience professionnelle

Pour chacun de ces documents, une partie doit être remplie par vous, une seconde par l’établissement en question (IFSI – ONI – Employeur). Ces attestations sont ensuite envoyées directement à l’OIIQ dans une enveloppe portant leur cachet.

Pour ma part, vu que je suis diplômé depuis moins de quatre ans, je n’ai pas eu besoin d’attestation d’expérience. L’IFSI de Clermont a été super rapide – lettre donné le lundi, expédiée le mardi -, l’ONI vraiment plus long, environ 2 ou 3 semaines.

 

Si vous avez aussi envie de tenter votre chance, je vous met deux liens de l’OIIQ.

Ici, un article qui récapitule tout pour les infirmière Française admissible à l’ARM.

Et là, une demande d’information (généralement ils vous envoient tout les papiers nécessaires pour les démarches)

Et là, le 19 janvier, MIRACLE. Je reçois le mail définitif de l’OIIQ m’informant que je suis admissible à l’ARM. Il m’invite donc à effectuer un stage d’adaptation de 75 jours, au titre d’infirmier titulaire d’un permis restrictif temporaire (PRT). Pour ça, je dois renvoyer un nouveau formulaire, payer la cotisation annuelle à l’OIIQ (450,25 CAD soit 325 €, c’est pas la même que l’ONI hein…), et une attestation d’un employeur confirmant ma date d’embauche.

Et c’est donc la partie la plus difficile… Trouver un employeur. C’est la dernière étape avant de pouvoir se lancer. Quand on n’est pas déjà sur place, cette étape semble encore plus difficile… C’est vrai, je suis jeune diplômé, j’ai fais 3 mois de gérontopsychiatrie, 6 mois aux Urgences de Clermont-Ferrand – super formateur, certes. Mais comme le stage d’adaptation se fait dans un service de médecine ou de chirurgie dit « traditionnel », je me disais que j’avais pas forcement le profil idéal.

Et pourtant…

Recrutement au CHUM

En janvier, j’avais regardé les différents hôpitaux qu’il y a sur Montréal, et sur un coup de tête, j’avais remplis mon profil de candidat sur le site du Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

Le 22 Février, j’apprends que mon profil est retenu.

On programme donc une entrevue d’embauche – oui on dit entrevue et non entretien – par Skype. Mon entrevue était animée par un chargé de recrutement, et par une directrice des soins du CHUM.

Il se déroule en deux parties :

La première partie personnelle, où ils reviennent sur notre parcours professionnel. On a le droit aux traditionnels qualités/point à améliorer – et oui, les Québécois ne sont pas là pour nous enfoncer avec ce qu’on appel en France les « défauts ». Ils m’ont ensuite demandé d’expliquer une situation stressante à laquelle j’ai du faire face et comment j’ai réagi. Et enfin, présenter une erreur commise et comment je l’ai résolue.

La deuxième partie : deux cas cliniques avec plusieurs questions, pour analyser nos connaissances cliniques et nos capacités relationnelles. C’est beaucoup plus poussé qu’en France. Il faut répondre vite, pas beaucoup de temps de réflexion. Mais dites vous qu’ils sont bienveillants et pas là pour vous mettre en difficulté ou vous rabaisser.

 

Courant Mars, j’apprend que je suis EMBAUCHÉ. Bon, j’ai du coup encore pleins de papiers à remplir – questionnaires médicaux, judiciaires. Mais comme vous devez vous en douter, j’ai sauté de joie. C’est l’aboutissement de beaucoup de démarches, de mois d’attente, de stress.

L’aventure se précise encore plus. On va pouvoir plus que jamais construire notre avenir au Québec.

Voilà, je commence donc mon stage d’intégration de 75 jours en service de Neurochirurgie, à partir de 25 Août, à l’Hôpital Notre-Dame de Montréal.

En ce moment, je suis en train de finaliser toutes les démarches pour le PRT avec l’OIIQ.

Et parce que je suis gentil, je vous met aussi le lien d’un blog qui m’a vraiment aidé et orienté pour exercer mon métier au Québec. C’est par ici

En attendant, portez-vous bien et n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

Bises.

 

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