Partir

Publié le Publié dans Notre aventure

Beaucoup de gens croient que partir, c’est facile. Que c’est plus difficile pour ceux qui restent.

Déjà, rien n’est simple. Dans un monde où les règles et protocoles sont rois, rien n’est easy. Rien que pour avoir notre PVT, nous avons dû remplir moultes papiers, attendre, de nouveau remplir des papiers etc – d’ailleurs, on vous invite à lire notre article sur les démarches pour le PVT.

Cet article est un peu fait pour vous faire comprendre ce que le mot PARTIR veux vraiment dire. Petit lecteur bien curieux, je vais te faire plonger dans notre tête.

Prépare toi…

3, 2, 1… Décollage.

 

Maintenant que le départ approche, nous sommes plus motivés que jamais. Depuis le début de nos études, nous voulions partir. La destination n’était pas encore fixée, mais ce souhait était encré en nous. Alors, dès qu’on a eu notre diplôme en poche, on s’y est penché plus sérieusement. Mais pour être honnête, on ne pensait pas que ça irai aussi vite…

Il est vrai que dès la réception de la Lettre de Correspondance, nous invitant à valider notre PVT à l’entrée sur le territoire, on a sauté de joie – et encore, le mot est faible. C’est un torrent de sentiments auxquels on fait face. On est super heureux, impatients, car ce qui nous arrive est unique. Mais c’est aussi la peur, de l’inconnu, de tout quitter, de laisser nos proches et amis. De tout reconstruire ailleurs.

Mais c’est vrai que à ce moment là, l’excitation prend le dessus. Et on ne pense pas immédiatement à tout ce que ce départ va entrainer.

6 mois pour tout quitter…

Déjà, quitter tout le côté matériel. Rendre l’appartement dans lequel on a vécu pratiquement trois ans. Notre tout premier appartement, où on s’est construits, où notre couple s’est forgé, où nos soirées entre amis étaient animées. Vendre les meubles, car oui, ça ne rentrera pas dans la valise. Trier les bibelots, les souvenirs accumulés. C’est là qu’on se rend compte que le début de notre vie, elle s’est construite ici. Au delà même du côté matériel, c’est tous les souvenirs, toute une partie de notre vie sur laquelle on tire un trait, ou du moins, une page se tourne…

Quitter l’Auvergne, notre terre natale. Ses paysages magnifiques, son Puy de Dôme qui, quand tu aperçois le bout de son antenne lorsque tu rentres d’un long périple loin de tes terres, te fait dire que tu es de retour chez toi.

 

L’amitié

C’est aussi se dire que ce doux soir ensoleillé d’Avril, qui s’affiche probablement comme le dernier que tu passeras en France pendant un certain nombre d’année, c’est peut-être le dernier soir que tu passes avec tes amis. Ceux qui sont là depuis le début, qui t’ont accompagné pendant tes trois années d’études. Ceux avec qui tu as voyagé – Ô oui, souviens toi de Porto et du Douro. Ceux avec qui tu as bu – parfois un peu trop. Ceux qui sont là pour toi et pour qui tu as toujours été là. Ceux qui te font rire chaque jour au travail.

Dans un coin de ta tête, tu te dis que tu laisseras peut-être couler une petite larme.

 

La famille

Tu quittes aussi ta famille – et ça, pas besoin de dessin pour comprendre, c’est déchirant. Ce moment à l’aéroport où ta famille et ta belle famille t’accompagneront, et tu comprendras vraiment la douleur qu’ils ressentent. Même s’ils sont contents pour toi. Ce moment va nous serrer le coeur, nous rendre triste et même nous faire douter. Une tonne de questions va se précipiter dans nos têtes : Mais qu’est ce qu’on fait? Qu’est ce qu’on leur fait? Ils vont croire qu’on ne les aime plus? Qu’on les quitte pour toujours?

Il ne faut pas croire que c’est facile pour nous. Loin de là… La famille c’est sacré. Et elle va nous manquer

 

Les jours passent, l’excitation monte de plus en plus car notre rêve va enfin se réaliser. C’est un peu comme quand t’es gamin, et que tu ouvres ton calendrier de l’Avent, et tu te dis « Ouiiiiiii, dans 20 jours c’est Noël ».

Là, tu imagines dans ta tête le moment où tu fouleras le sol Canadien, où tu découvriras Montréal, où tu trouveras ton nouveau chez toi, ton cocon que tu meubleras, décoreras et qui deviendra ton nouveau nid douillet. Le moment aussi ou tu mangeras ta première poutine, où tu subiras ta première tempête de neige, mais qu’il y a quand même de fortes chances que tu te dises : qu’est-ce qu’on est bien ici.

Petit lecteur, si toi aussi tu veux partir, met tout dans une balance et pèse bien tous les facteurs sans en oublier un.

Je crois tu as compris de quel côté la balance penche pour nous. Car ce n’est pas sur un coup de tête qu’on part. C’est une décision difficile à prendre, mais qui a grandit dans notre tête. Et comme on dit, il faut toujours suivre ses rêves.

 

En attendant, portez-vous bien.

La bise les amis

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